DORIAN THIÉRY RÊVE D’UNE CARRIÈRE À LA JOHN JOHN DOHMEN

La ressemblance physique est frappante. Mais également le style, la maturité au même âge et la personnalité en dehors des terrains. Dorian Thiéry dispute son premier tournoi avec les A et partage sa chambre avec le capitaine des Red Lions, son idole lorsqu’il était plus jeune. Le Bruxellois ne pouvait donc pas mieux tomber pour faire le grand. A seulement 19 ans, il travaille d’arrache-pied pour se faire sa place dans le groupe de Marc Lammers. Rencontre avec le benjamin des Red Lions, en Inde.

Depuis l’entame de la finale de la World League, à New Delhi, Dorian a épaté les observateurs par son calme et la simplicité de son jeu. Et même s’il ne compte encore que onze sélections avec les A, il se sent comme un poisson dans l’eau au sein de ce Lions. « Pour le moment, je suis assez satisfait de mes prestations individuelles et collectives. Et même si nous avons connu des difficultés lors des deux premières rencontres, nous avons parfaitement rebondi face aux Pays-Bas. C’est mon premier grand tournoi et c’est un moment que j’attendais déjà depuis longtemps. Je voulais être confronté à cela. Aujourd’hui, je me sens déjà parfaitement intégré. Et, surtout, je n’hésite jamais à poser la moindre question sur la tactique ou sur la vie en équipe. »

En fait, cela fait déjà plus d’un an et demi que le milieu de terrain du Léopold s’entraîne de manière ponctuelle avec les Red Lions. Sa première sélection remonte d’ailleurs à un solide Belgique – Australie, organisé sur le terrain de l’Herakles, quelques semaines avant les J.O. de Londres. Très en vue dans la sélection U21 qui a terminé à la sixième place de la dernière Coupe du monde, également en Inde, il a réussi à séduire Marc Lammers qui a décidé de le rappeler chez les A pour disputer la finale de la World League.

De quoi poursuivre son ascension vers les sommets. « Evidement, ma marge de progression est encore très importante. Mais je peux compter sur Marc Lammers, Philippe Goldberg, Jeroen Delmee et l’ensemble du staff pour m’aider dans cette voie. Je suis vraiment très reconnaissant de la confiance qu’ils m’accordent depuis plusieurs semaines. Ca me permet de me concentrer uniquement sur mon hockey et d’éviter de me poser trop de questions. »

Pas de pression supplémentaire donc sur les épaules de Dorian qui reste toujours calme et lucide concernant son avenir. Il se voit d’ailleurs bien suivre les traces d’un certain… John John Dohmen sous le maillot national. « John John est un véritable exemple. Il me donne beaucoup de conseils que j’écoute toujours avec beaucoup d’attention. Nous partageons également la même chambre, ici, à New Delhi, et on rigole beaucoup. Je suis ravi de me retrouver dans ce tournoi avec lui. Il a toujours été mon modèle, et ce depuis très longtemps. Au fur et à mesure, j’ai commencé à m’identifier à lui dans le jeu. C’est un joueur qui a un mental hallucinant. Il ne baisse jamais les bras. Il joue toujours pour gagner. Et j’admire surtout son style de jeu tout en simplicité. Je prends un plaisir énorme, aujourd’hui, à évoluer à ses côtés sur le terrain. C’est extraordinaire ! »

Lorsque l’on voit évoluer le Bruxellois sur le terrain du Major Dhyan Chand National Stadium, on peut se poser des questions sur le fossé qui peut exister entre les Lions et les Cougars vu l’aisance avec laquelle l’étudiant en Education physique de l’UCL semble avoir intégré l’équipe. « Naturellement qu’il existe une différence entre les U21 et les A. Mais j’ai tendance à dire que le fossé entre les deux univers se creuse principalement au niveau des entraînements. On est bien d’accord qu’en match, cela va bien plus vite, ici, mais c’est vraiment lors des séances de travail quotidiennes que c’est le plus flagrant. C’est en termes d’intensité que cela n’a plus rien à voir. Il n’y a jamais aucun temps mort. On travaille extrêmement dur. On ne peut jamais se contenter de prester seulement à 60 ou 70%. C’est tout le temps du 100%. C’est cela qui nous permet de progresser physiquement et tactiquement car même si on est fatigué, il faut soigner ses gestes de base et rester bien concentré sur son sujet. »

L’avenir s’annonce donc radieux pour Dorian qui est toutefois bien conscient que la concurrence est sérieuse dans le noyau. Ils sont aujourd’hui 23 à pouvoir prétendre à une place chez les Red Lions. Mais il est prêt à travailler avec toujours plus d’acharnement pour atteindre son rêve et devenir l’un des pions majeurs de l’équipe nationale belge dans les prochaines années.

Laurent Toussaint (à New Delhi) pour Hockeynews.be

 Dorian Thiéry
© Hockeybelgium.be

Commentaires

One Comments

  1. Reply Post By Van Rode JM

    Et qui sait, peut-être une sélection pour les JO de Rio de Janeiro … C’est tout le bien que je te souhaite! JM.

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