UN MATCH NUL RASSURANT AVANT LES QUARTS DE FINALE

Même si tout n’a pas encore été parfait, face aux Néerlandais, les Red Lions ont retrouvé une partie de leur éclat lors de leur troisième et dernier match de poule. Appliqués, affûtés physiquement, très agressifs dans les duels, et bien plus tranchants lors des moments clés, ils auraient très certainement mérité de s’imposer face aux numéro 3 mondial. Mais, malheureusement, réduits à neuf, suite à deux cartes jaunes en fin de partie (Dohmen et Keusters), ils ont dû concéder le partage.

De quoi satisfaire pleinement leur coach, Marc Lammers, qui avait été plutôt sévère au moment de juger les prestations de ses ouailles lors de leurs deux premières sorties face à l’Australie et l’Argentine. « Je suis content. Nous avons disputé un très bon match. La préparation a été minutieuse durant la journée de repos et cela a payé. Et c’est exactement ce dont nous avions besoin. Mes joueurs se sont battus durant septante minutes et ils ont récupéré beaucoup de balles. Je pense même que nous aurions pu nous imposer mais ces deux cartes jaunes, en fin de rencontre, ont pesé très lourd dans la balance. Nous avons, enfin, retrouvé, sur le terrain, les véritables Red Lions. C’était une préparation idéale pour les quarts de finale même si j’aurai, naturellement, préféré gagner ce duel. »

Dès l’entame des débats, les Belges ne laissaient pas la possibilité aux Oranje de développer leur jeu. En pressant haut et de manière constante, ils les ont empêché de les mettre réellement en difficultés durant la première période. Et, à l’exception du but de Costentijn Jonker, quatre minutes avant la pause, Vincent Vanasch n’a dû intervenir qu’à deux reprises face aux attaquants adverses. Tom Boon permettait, quant à lui, à son équipe, de rester au contact en convertissant le premier p.c. belge de la partie, deux minutes plus tard.

Après le repos, les Lions passaient même à la vitesse supérieure. Ils contrôlaient le jeu et en se montraient dangereux à plusieurs reprises devant la cage néerlandaise mais c’est le dernier geste qui faisait défaut jusqu’à la 52e minute lorsque Felix Denayer envoyait un obus dans le but de Pirmin Blaak. Une juste récompense pour le travail fourni par le collectif depuis le coup d’envoi de la partie.

« Nous sommes, enfin, prêts pour aborder les choses sérieuses, se réjouissait Tom Boon, déjà auteur de quatre buts dans le tournoi. Nous sommes parvenus à bien nous reconcentrer sur notre propre jeu. Nous avons réellement grandi en équipe. Honnêtement, nous n’avons jamais douté puisque nous avions très rapidement décelé ce qui clochait. Maintenant, il faudra continuer à afficher cette mentalité lors des prochains matchs. »

Le second but adverse tombait à quatre minutes du coup de sifflet final, empêchant la Belgique de terminer à la troisième place du groupe. Mais au final, ce match nul ne fait-il les affaires des joueurs belges qui évitent, de cette manière, les Allemands en quarts de finale ? Le capitaine John John Dohmen, élu homme du match face aux Néerlandais, assure que cela n’est, en tous cas, jamais réellement entré en ligne de compte lors de la préparation de la rencontre. « Nous n’avons pas trop réfléchi à qui pourrait être notre futur adversaire. Ce n’était pas l’essentiel. Je le répète, nous pouvons battre tout le monde. Notre premier objectif reste clairement de figurer dans le dernier carré avant de remporter, si possible, le tournoi. Nos ambitions n’ont pas changé. Je n’imagine d’ailleurs pas une seconde perdre contre les Anglais ! »

L’affrontement s’annonce toutefois périlleux car ceux-ci ont réussi le sans-faute dans le groupe A en proposant un hockey de très grande qualité grâce, en partie, au retour en grâce de leur superstar, Ashley Jackson. Mais pas de quoi perturber la quiétude retrouvée des Red Lions qui attendent le rendez-vous de pied ferme.

Laurent Toussaint (à New Delhi), In Le Soir, 14 janvier 2014.

Red Lions World League
© Frank – Uijlenbroek – FIH

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