LE LÉOPOLD SE QUALIFIE POUR LE DERNIER CARRÉ

Ceux qui attendaient du grand spectacle n’ont pas été gâtés dans le match au sommet de cette 19e journée. Et pour cause : le Léopold et le Dragons se sont livrés une véritable partie d’échec. Et à ce petit jeu-là, les Bruxellois se sont montrés plus malins. Les supporters présents du côté de l’avenue Dupuich n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent lors des 30 premières minutes, en dehors d’un p.c. mal négocié dans chaque camp.

Le match se résumait alors à une féroce bataille de l’entrejeu. Le premier coup d’éclat de l’après-midi intervint à la 31e minute, moment choisi par Augustin Mazzilli pour dynamiter la défense anversoise sur une accélération dont il a le secret, et servir Jonathan Beckers en tête de cercle. L’attaquant ucclois croquait sa reprise mais Maxime Plennevaux suivait bien pour tromper la vigilance de Manu Leroy (1-0). Et malgré une dernière timide tentative de Florent Van Aubel, les deux équipes en restaient là.

Si d’aucuns espéraient que la mi-temps réveille les ardeurs des 22 acteurs, le second acte reprenait sur les mêmes bases. Les deux équipes évoluaient sur un faux rythme, jusqu’à ce qu’une seconde éclaircie perce la grisaille de ce dimanche après-midi : peu avant l’heure de jeu, le jeune Simon Rix surgissait au premier poteau pour dévier un centre anodin de Dimitri Cuvelier dans le plafond du but anversois (2-0). Le Léopold venait de faire le plus difficile…

Touchés dans leur orgueil, les joueurs de Brasschaat tentaient alors tant bien que mal d’emballer la fin de match, mais ils confondaient vitesse et précipitation. Insuffisant face au bloc bruxellois. Jeffrey Thys, capitaine anversois : « Au milieu de terrain, on a clairement manqué de consistance et d’un point d’appui pour structurer le jeu et se projeter vers l’avant. L’absence de Felix Denayer s’est probablement fait sentir même si le match d’aujourd’hui était très équilibré. Mais en zone de finition, on s’est montré beaucoup trop brouillon. Le Léopold a fait preuve de beaucoup de réalisme, à l’image du second but que l’on n’a pas vu venir. Et c’est ce qui fait la différence aujourd’hui. Il va désormais falloir se reconcentrer lors des 3 derniers matchs de championnat régulier pour accrocher le Top 4. »

Pour sa part, Mika Van Cutsem ne cachait pas sa satisfaction : « C’était un match spécial, avec très peu d’occasions de buts. Je suis vraiment content de mes joueurs. On a montré une belle maturité dans la gestion des événements, d’autant que nous sommes privés de cinq éléments clés (Henry Cavenaille, Lucas Rossi, Dorian Thiéry, Maxime Tys et Quentin Walravens, ndlr). Et c’est rassurant de voir qu’on est en mesure de tenir notre rang malgré toutes ces blessures. »

La qualification pour les playoffs assurée, le coach ucclois est toutefois bien conscient que le plus important est à venir : « Maintenant, on va rapidement se focaliser sur les prochaines échéances. » Parmi celles-ci, le T1 bruxellois a pointé la date du 31 mars dans son agenda. Son équipe sera en effet du côté d’Amsterdam pour y jouer les huitièmes de finale de l’European Hockey League : « On joue contre le Racing jeudi soir et contre l’Héraklès dimanche prochain. Ce seront deux excellents matchs pour préparer notre huitième de finale contre les Allemands du Rot-Weiss Cologne. On va tout faire pour bien préparer ce match et l’aborder dans les meilleures conditions possibles. »

Maxim Baworowski, In Le Soir, lundi 18 mars 2013.


© Philippe Demaret – Okey.be

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