LES RED LIONS SONT TOUJOURS EN PHASE DE DÉVELOPPEMENT

C’est donc avec un succès (0-1) face à l’Irlande que les Lions ont ponctué leur stage à Valence. Thomas Briels a donc permis à la Belgique de terminer ses treize jours intensifs sur une note positive. Car, si l’on jette un œil aux résultats obtenus lors des sept rencontres amicales programmées durant le séjour face à la France, à l’Irlande et à l’Espagne, les statistiques sont finalement assez moyennes avec seulement trois victoires et un nul. Mais il ne faut certainement pas se focaliser sur les chiffres car l’objectif de cette quinzaine était ailleurs. Les joueurs ont été soumis à un rythme impressionnant avec, à côté des matchs, plus de quatre heures d’entraînement quotidien, de nombreuses séances de fitness, des briefings et de multiples séances d’analyse vidéo.

« Nous préparons naturellement l’échéance olympique mais nous développons également notre groupe en vue des échéances futures, précise le capitaine Maxime Luycx. Après les Jeux, nous disputerons le Champions Trophy, la Coupe d’Europe au Braxgata puis le qualificatif pour la prochaine Coupe du monde. En ce qui concerne nos résultats, il faut les replacer dans leur contexte. Contrairement à la France ou à l’Irlande, qui préparent activement leurs tournois qualificatifs olympiques, cela faisait plus de deux mois que nous avions plus joué ensemble. Nous avons donc affronté deux équipes très solides physiquement. Notre objectif principal était le développement de l’équipe et même si nous jouons toujours pour gagner, le résultat n’était donc pas le plus important. »

Ces différentes rencontres et les résultats engrangés ont toutefois permis à Colin Batch de mesurer le chemin qu’il reste à parcourir avant les prochaines avant d’entamer le tournoi olympique. « Notre objectif est de progresser au fil des rencontres. Il est par exemple capital de réussir à maintenir le même niveau de jeu durant les septante minutes. Face aux équipes du top mondial, nous nous rendons bien compte qu’il n’est pas suffisant de prester seulement durant 50 ou 60 minutes. Tout relâchement se paie cash. Nous nous en sommes encore rendu compte face à l’Espagne. »

Chaque joueur est donc bien conscient que seul le travail paiera et que la sueur sera l’unique monnaie pour rêver du top 6 durant l’été prochain. « Nous sommes lucides sur la suite de notre préparation, poursuit encore Maxime Luycx. Nous allons poursuivre notre développement physique sous la houlette de Mick Beunen avec des séances de musculation et des entrainements spécifiques. En parallèle, nous allons travailler techniquement et tactiquement. Nous continuons à nous entrainer trois fois par semaine. Ce sera l’occasion d’améliorer la technique de base de chaque joueur, de peaufiner les différents schémas tactiques à l’aide de la vidéo et de travailler certaines phases arrêtées ô combien importantes dans le hockey moderne comme les p.c. »

Pour Colin Batch, la période qui démarre aujourd’hui demeure certainement l’une des plus délicates à négocier. Il sait donc qu’il devra se montrer vigilant durant les cinq prochains mois et demi. « De part mon expérience olympique passée, je suis bien conscient que tout peut changer très rapidement durant cette courte période. Les blessures pourraient jouer un rôle déterminant dans ma sélection finale qui s’annonce extrêmement délicate. La concurrence est importante dans le groupe. Et les joueurs l’ont bien compris. Nous ne garantirons sa sélection à personne. Chacun devra la gagner et la mériter. »

Laurent Toussaint, In Le Soir, lundi 13 février 2012.

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