LA RÉACTION SALUTAIRE DES RED LIONS

Opposés aux champions d’Europe en titre, les Red Lions sont parvenus à sauver les meubles lors de leur dernière rencontre de Coupe du monde. Une victoire qui atténue quelque peu la déception des joueurs belges qui n’ont toutefois pas atteint leur objectif dans la compétition puisqu’ils visaient le dernier carré.

Face à l’Allemagne, ils ont retrouvé leur niveau de jeu et ils ont, enfin, disputé leur match référence du tournoi. « Je suis fier de la réaction de mon groupe après l’échec face à l’Angleterre, soulignait Marc Lammers. Ils ont proposé une prestation très convaincante. Ils ont travaillé consciencieusement durant ces derniers jours pour terminer le tournoi en beauté. Je suis heureux qu’ils aient réussi à proposer une prestation qualitative face à un excellent adversaire. Mais cette réaction arrive malheureusement un match trop tard ! »

Malgré les absences de Felix Denayer (problèmes d’oreille interne) et d’Elliot Van Strydonck (blessure au ménisque), les Belges ont proposé un match plein mais ils ont surtout retrouvé les qualités qui leur permettent de faire jeu égal avec les meilleures nations mondiales. Agressifs dans les duels, performants dans la récupération de balle, intransigeants défensivement et inspirés offensivement, ils ont dominé les échanges face à un adversaire qui n’était certainement pas démobilisé et qui devait, lui aussi, se racheter après avoir échoué aux portes des demi-finales.

De quoi redonner quelque peu le sourire au capitaine Jérôme Truyens « Il faut surtout souligner le mental exemplaire de ce groupe. Nous sommes parvenus à remonter la pente après deux ou trois jours très difficiles. Nous avons évolué de manière beaucoup plus libérée même si, physiquement, nous avons souffert à 16. Mais c’est comme cela que nous aurions dû évoluer depuis le début de la compétition. C’est réellement cela que nous devrons travailler dans le futur pour ne plus connaître de telles mésaventures. Cela sauve heureusement en partie notre tournoi ! »

Avec quatre victoires en six rencontres, le bilan chiffré reste toutefois satisfaisant mais c’est, à nouveau, lors de la rencontre décisive que les Lions ont trébuché, même si avec un peu plus de chance, ils se seraient qualifiés pour les demi-finales. « Le groupe était tétanisé par l’enjeu lors de ce dernier match de poule face à l’Angleterre, soulignait John John Dohmen avec cinq jours de recul. Nous avons joué pour ne pas perdre et non pas pour gagner. Mais si j’analyse l’ensemble de la compétition, à l’exception de ce duel face aux Anglais, nous avons tout de même réalisé une Coupe du monde satisfaisante. Je le répète, il ne nous a pas manqué grand-chose pour atteindre nos objectifs. Cela s’est joué sur des détails. Nous devons absolument être plus malins lors des moments clés et éviter de nous montrer trop enthousiastes car cela nous fait perdre de la structure. »

Marc Lammers devra donc tirer les leçons de ce semi-échec. Cinquième aux JO de Londres, il y a deux ans, finaliste lors de l’Euro, l’an dernier, cinquième à la finale de la World League, en janvier, cinquième au classement mondial et cinquième dans cette Coupe du monde, la Belgique est, certes, à sa place mais elle tarde à confirmer ses ambitions de rejoindre le Top 4 mondial.

Et c’est peut-être au niveau de la fraîcheur mentale que se trouve la clé du problème. Certains joueurs clés du noyau ont semblé fatigués après une saison beaucoup trop longues. Il sera donc certainement opportun de tout remettre à plat avant d’entamer les deux prochaines années qui s’annoncent chargées avec le Champions Trophy, en décembre, les demi-finales de la World League, à Brasschaat, en juin prochain (qualificatives pour les Jeux de Rio), le Championnat d’Europe, à Londres, au mois d’août, puis les JO en 2016.

« Nous allons mettre sur pied un programme adéquat, concluait encore Marc Lammers. Nous savons qu’il s’agira de deux années extrêmement lourdes et exigeantes pour le groupe. Nous allons donc naturellement élargir le noyau dès la reprise de la préparation, au mois de septembre, mais il est encore beaucoup trop tôt pour en dire plus. Il faudra d’abord analyser et évaluer ce tournoi avant de prendre une quelconque décision pour le futur et ces échéances capitales. »

Laurent Toussaint, In Le Soir, lundi 16 juin 2014.

Sébastien Dockier
© Philippe Demaret – Okey.be

Commentaires

One Comments

  1. Dommage que les joueurs qui ont le plus d’expérience n’aient pas été à la hauteur au bon moment et surtout lors des moments difficiles. l’équipe belge passera dans le top 4 lorsqu’ils auront trouvé un ou plusieurs patrons sur le terrain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.