William Ghislain : « Il reste tellement de travail pour arriver au niveau des Red Lions »

C’est en famille que le jeune attaquant du Waterloo Ducks a fêté son Stick d’or espoirs 2019. A seulement 19 ans, celui qui a intégré le noyau élargi des Red Lions continue tranquillement sa progression. Beaucoup plus calme et appliqué qu’auparavant, il poursuit tranquillement sa mue pour répondre aux solides attentes placées en lui qui le présente comme l’un des plus grands espoirs du hockey belge.

William, est-ce que ce trophée constitue une surprise pour toi ?
« Il faut rester humble. Il y avait de solides concurrents à mes côtés comme Romain Delavignette, qui a également réussi une terrible saison ou Tomi Domene, qui est très souvent décisif, sans compter Thibault Stockbroekx ou Dylan Englebert qui ne cessent de progresser. Je suis évidemment très content et cela m’aide à continuer à avancer. Je travaille, à présent, au quotidien, avec des gars qui essaient de me faire progresser comme Cédric Charlier qui me donne énormément de conseils. Enfin, je veux préciser que je dédie ce trophée à mon grand-père qui serait si fier de moi. »

Tu succèdes à ton meilleur ami Maxime Van Oost. C’est également une belle récompense pour le Waterloo Ducks ?
« Il y avait un sentiment étrange, l’an dernier, après sa victoire au Stick d’or. D’un côté, tu es tellement content pour lui mais lui était mal à l’aise car nous étions un peu en concurrence. Mais au final, cela récompense tout le travail accompli tous les 2 depuis toutes ces années. Il m’avait envoyé un message juste avant la cérémonie en me disant qu’il espérait que je l’emporterai cette année. Mais je le répète, nous ne sommes certainement pas en concurrence tous les 2. Nous sommes avant tout amis. »

Qu’est-ce que tu dois encore changer pour devenir encore meilleur ? C’est au niveau mental que cela se joue même si tu as déjà accompli d’énormes progrès. On sait que tu as beaucoup de caractère mais tu sens que tu évolues et que tu gagnes en maturité ?
« Oui, c’est certain. J’essaie de travailler sur moi à chaque match même si ce n’est pas évident. J’essaie de prendre sur moi. Il y a des rencontres plus compliquées et délicates que d’autres et je dois essayer de passer au-dessus mentalement. J’avoue que c’était réellement catastrophique auparavant. Mais je fais très attention même si je sais que je peux encore réaliser d’énormes progrès. »

Tu as intégré le groupe élargi des Red Lions. Qu’est-ce que cela change dans ton quotidien ?
« Enormément de choses. J’ai appris tellement de choses depuis mes débuts. Tous les joueurs ont une expérience incroyable et ils la partagent avec moi au quotidien. Cela ne peut être que bénéfique. Ils sont au top niveau et je ne pouvais rêver d’un meilleur encadrement pour progresser. Mais il reste tellement de travail pour arriver à leur niveau. Il faut encore laisser me laisser du temps afin que je poursuive tranquillement mon évolution. »

Est-ce que, plus jeune, tu avais un modèle ?
« Bizarrement, cela a toujours été Vincent Vanasch pour son mental d’acier. Mais au niveau balle, je trouve que Gauthier Boccard est un jeu tellement talentueux. Il peut jouer à toutes les places. Je ne peux pas dire que j’ai réellement un modèle même si Florent van Aubel est très complet dans son jeu que ce soit offensivement ou défensivement. Il a toujours répondu présent sur le terrain même dans les moments difficiles. Il peut débloquer seul des situations qui semblent totalement bloquées. »

Tu échangerais ton Stick d’or espoirs contre un titre avec le Waterloo Ducks ?
« Sans aucun doute. Nous avons certainement l’équipe pour tenter de conquérir les lauriers nationaux mais il y a également tellement de concurrence. Nous avons encore beaucoup de pain sur la planche. Nous venons seulement de récupérer Victor Charlet. Nous devons encore tester toute une série de choses comme Gauthier Bocard dans le milieu de terrain. Il faut encore nous laisser du temps pour monter en puissance. Mais avec la formule actuelle du championnat, ce n’est pas aujourd’hui qu’il est le plus important de performer. Il faudrait être prêt au moment opportun… »

Entretien : Laurent Toussaint.

Photo : Frank Uijlenbroek WorldSportPics/EHL.

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