TROISIÈME FINALE CONSÉCUTIVE POUR LE DRAGONS

En cette journée internationale du rire, les supporters bruxellois n’avaient pas trop le sourire du côté de Brasschaat. Et pour cause : le Dragons n’a pas eu à forcer son talent pour disposer d’une équipe du Léopold incapable de reproduire le jeu qui lui avait permis d’accrocher sa place en playoff.  « Aussi bien à l’aller qu’au retour, nous étions paralysés par l’enjeu. Et face au Dragons, ça ne pardonne pas !» analysait le capitaine ucclois, John Verdussen, au terme des 70 minutes.

En réalité, il n’aura fallu qu’une mi-temps aux Anversois pour assurer l’essentiel. Renaud Pangrazio montrait la voie à suivre en trompant la vigilance de Quentin Walravens d’un shot en revers à ras de sol. Quelques minutes plus tard, Eugene Magee faisait le break en reprenant au second poteau un centre de Stephen Butler. N’étant pas en reste, les joueurs de Brasschaat concluaient le premier acte en beauté : après une possession de balle de près de trois minutes, le jeune Rubens isolait Matthew Cobbaert qui trompa le gardien visiteur (3–0). Avec quatre goals à remonter, la messe était donc dite dès la mi-temps.

La seconde période reprenait pourtant sur les mêmes bases. Mais cette fois-ci, le réalisme faisait défaut aux Anversois. Et à l’heure de jeu, c’est même le Léopold qui faisait bouger le marquoir, pour l’honneur… Après une double intervention face aux attaquants ucclois, Leroy ne pouvait rien devant Maxime Plennevaux, qui reprenait victorieusement une balle traînant dans le cercle anversois. « A 3–0, on a un peu levé le pied, expliquait Manu Leroy au sortir des vestiaires. J’aurais aimé préserver mon invincibilité mais c’est anecdotique : le principal c’est que la première partie du contrat soit remplie.  Maintenant il nous reste une finale à jouer. Et il va falloir tout donner : on travaille pour ça depuis le début de la saison » concluait le portier anversois, qui, pour la petite histoire, disputera sa 5e finale d’affilée (la troisième sous la vareuse anversoise, après deux finales avec Louvain)…

Maxim Baworowski, In le Soir, lundi 7 mai 2012.


© Nicolas Leroy

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