LES RED LIONS EN CRISE DE CONFIANCE ?

Quelque chose ne tourne pas rond depuis l’entame de la compétition du côté des Red Lions. Fébriles lors des moments clés et peu inspirés offensivement, cela faisait très longtemps que les joueurs belges n’avaient plus été si peu convaincants en tournoi officiel. Face à l’Argentine, alors qu’ils auraient pu, et dû, plier la rencontre, ils n’ont pas réussi à rester constants durant les septante minutes au grand désarroi de leur coach. « Je suis très déçu par le résultat mais également par la manière dont nous avons joué. Nous avons évolué, à deux reprises, en avantage numérique et nous aurions dû en profiter pour inscrire plus de buts et nous mettre à l’abri. Il ne faut surtout jamais défendre un avantage au marquoir mais bien tenter de marquer plus que notre adversaire. Il ne fallait surtout pas reculer et défendre comme nous l’avons fait. Ce n’était pas un bon match pour nous et les Argentins méritent assurément leur victoire puisqu’ils ont été plus combatifs que nous. »

Et alors que Lions menaient 2-1, à la pause, grâce à Tom Boon qui démontrait, une fois de plus, sa bonne forme actuelle et son sens du but bien aiguisé, et qu’ils ont évolué longtemps à onze contre dix, ils ne sont une nouvelle fois pas parvenus à conserver cet avantage jusqu’au coup de sifflet final. « C’est vrai que nous avions tout en main pour gagner cette partie, reconnaissait Alexandre De Saedeleer. Mais il nous manque encore ce petit brin d’expérience qui nous permettra de ne plus craquer bêtement en fin de partie et surtout de conserver un résultat. Nous encaissons à nouveaux deux buts stupides et, surtout, on ne se crée pas suffisamment d’occasions. On doit être plus tranchants et plus malins dans les moments clés. »

Les Belges devront donc se montrer bien plus à leurs affaires, ce lundi soir, face aux Pays-Bas (13h30, heure belge), s’ils veulent éviter la dernière place du groupe. Une victoire leur permettrait d’accrocher une troisième place mais surtout de se lancer, enfin, dans le tournoi. Et malgré le début de compagne raté des Red Lions, les Néerlandais aborderont le rendez-vous avec beaucoup de sérieux. « La Belgique reste un adversaire coriace, admet d’emblée Sander Baart, le défenseur des Oranje. Elle possède une équipe solide. Ce n’est pas un hasard si elle a remporté la demi-finale de la World League, à Rotterdam. C’est une équipe dont il faut toujours tenir compte et face à qui vous devez à 100% pour avoir une chance de s’imposer. »

En fonction de leur résultat mais également de ceux de la poule A, les protégés de Lammers affronteront donc, soit l’Allemagne, soit l’Angleterre en quarts de finale.  Mais quelque soit le nom de leurs adversaires, ce n’est qu’en évoluant à leur véritable niveau qu’ils auront une chance de se pouvoir qualifier pour le dernier carré. « C’est uniquement en équipe que nous pourrons nous imposer, concluait encore John John Dohmen, le capitaine belge, avant le dernier entraînement de ce dimanche, à Delhi. Il faudra afficher une toute autre attitude et, littéralement, se battre les uns pour les autres durant septante minutes. Chaque relâchement se paiera cash. Mais le groupe reste malgré tout assez serein par rapport à tout cela. Nous savons que nous devons, avant tout, travailler sur des détails pour retrouver notre véritable niveau. Je me répète mais nous devons encore grandir dans ce tournoi et surtout rester positifs. La confiance est là. Il ne manque que les résultats ! »

Laurent Toussaint (à New Delhi), In Le Soir, lundi 13 janvier 2014.

Alexandre De Saedeleer et Jef Brouwers
© Hockeybelgium.be

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