LES RED LIONS DOIVENT MAINTENANT VISER LA CINQUIÈME PLACE

Décidément, rien ne va plus pour les Red Lions qui accumulent les mauvaises performances depuis l’entame du tournoi. Intraitables lors des deux derniers tours de la compétition, à Saint-Germain et à Rotterdam, avec onze matchs sans défaite, la machine semble grippée, depuis vendredi dernier. Trois défaites et un nul mais surtout des prestations plus du tout au niveau auquel ils nous avaient habitué depuis près d’un an.

1. Les Belges ont-ils raté leur quart de finale ? Les statistiques d’après-match sont éloquentes à l’issue de cette rencontre face à l’Angleterre. 23 pénétrations dans le cercle, 12 shots, 5 p.c. pour les Red Lions mais pas le moindre but ! Difficile de gagner un match dans ces conditions. Les Belges ont dominé les échanges d’un bout à l’autre de la partie mais ils ne sont jamais parvenus à prendre l’ascendant sur leur adversaire comme le regrettait amèrement Marc Lammers. « Nous avons un petit peu mieux joué que lors de nos deux premières rencontres et nous avons connu des bons moments, principalement en seconde période. Mais nos occasions ne sont pas rentrées. Il faut rapidement apprendre à marquer des buts surtout lors du moneytime. C’est capital pour l’avenir. » De leur côté, les Anglais ont profité de leur seule et unique incursion dans le cercle belge en seconde période pour valider la victoire « La balle ne voulait pas rentrer, pestait de son côté Loïck Luypaert. Les Anglais ont parfaitement joué le coup et ils se sont battus jusqu‘à la dernière minute. De notre côté, nous aurions peut-être dû y croire un peu plus devant le but adverse. Cela s’est joué sur des détails. Mais il fallait mettre des buts pour gagner et nous ne l’avons pas fait ! »

2. Trois défaites et un nul : les raisons d’un échec ? Cela faisait longtemps que les Belges n’avaient plus semblé si fébriles en tournoi officiel. Lors des deux premiers matchs, le staff a regretté le manque d’agressivité dans les duels mais aussi un manque d’initiative dans le jeu. Une carence qui a naturellement eu des conséquences sur la structure et le collectif. Pourtant, face aux Pays-Bas, les Lions semblaient, enfin, retrouvé leurs sensations en proposant un tout autre visage. Difficile donc de déterminer où le bât blesse. Certains évoquent néanmoins l’absence de certains titulaires comme Jérôme Truyens, Arthur Van Doren ou Xavier Reckinger. Mais pour le coach néerlandais, cela n’explique pas tout. « C’est évident qu’avec ces joueurs à nos côtés, nous aurions certainement proposé de meilleures prestations même si les plus jeunes comme Nicolas Dumont, Gauthier Boccard ou Dorian Thiéry réussissent un très bon tournoi. Avec les titulaires habituels, les choses auraient été différentes mais la question ne se serait peut-être pas posée si certains autres joueurs avaient évolué à leur véritable niveau. »

3. La cinquième place toujours en vue ? En loupant le dernier carré de la compétition, les joueurs belges ont loupé leur objectif pour cette World League. Mais en terminant à la cinquième place du tournoi, la logique serait parfaitement respectée puisqu’ils occupent cette position au classement mondial. Maintenant, pour finir la compétition en beauté, les Belges doivent gagner leurs deux derniers matchs, vendredi et samedi. Demain, ils retrouveront, à nouveau, sur leur route l’Argentine. Un nouveau test grandeur nature pour les Lions. « Il faut tirer rapidement les leçons de cet échec, poursuivait encore le capitaine John John Dohmen. Nous devons vite passer à autre chose et oublier la déception sinon nous risquons de tomber dans une spirale négative. Nous sommes de professionnels. Il faut donc préparer le prochain match avec le plus grand soin. La cinquième place sera effectivement le minimum à atteindre pour cette fin de tournoi. »

4. Quelle réaction souhaitée avant la Coupe du monde ? Marc Lammers a été très clair à l’issue de la rencontre au moment de croiser les journalistes belges aux bords du terrain. Il est très mécontent des prestations de certains de ses joueurs et il attend une réaction rapide de ceux-ci. Il a d’ailleurs clairement mis la pression sur plusieurs éléments sans toutefois vouloir citer leurs noms devant la presse. « J’espère que cet échec va réveiller certains de mes joueurs parce que s’ils continuent à évoluer de la sorte, ils ne feront pas partie de l’équipe lors de la Coupe du monde, à La Haye. Ils doivent être bien plus performants. Il ne faut pas oublier que nous possédons un noyau de 24 joueurs et que je peux encore rappeler certains attaquants qui évoluent actuellement en U21. Mais c’est évident qu’il reste du plain sur la planche avant cette prochaine échéance qui demeure notre principal objectif de l’année 2014 ! » Voilà une mise en garde on ne peut plus claire qui devra être suivie d’une réaction rapide. On se rappelle d’ailleurs que le Néerlandais n’avait pas hésité à se séparer trois joueurs de son noyau à l’issue du Champion’s Trophy, en janvier 2013, à Melbourne, pour manque de professionnalisme. Les voilà prévenus !

Laurent Toussaint, In Le Soir, jeudi 16 janvier 2014.

Tom Boon - Angleterre
© FIH

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