PASCAL KINA VEUT DES PANTHÈRES PLUS PUISSANTES

La Belgique a donc terminé la toute première Coupe du monde féminine de son histoire à la douzième et dernière place de la compétition. Un résultat sévère dans les chiffres mais, finalement, conforme à son classement mondial. Pour leur coach, Pascal Kina, il est cependant important de juger les dernières prestations de ses joueuses avec le recul nécessaire. Ce groupe est extrêmement jeune et il est toujours en phase d’apprentissage. La route vers les Jeux de Rio est encore longue mais la confiance peut-être de mise. Les Panthères ont réalisé d’énormes progrès et elles sont gonflées à bloc pour poursuivre le travail dans le futur…

Pascal, quel bilan tires-tu de cette Coupe du monde ? Les chiffres ne reflètent pas la réalité du terrain ?
« Je vais être franc avec toi. Si nous comparons nos statistiques avec la dernière grande compétition internationale à laquelle nous avons pris part, à savoir les Jeux olympiques de Londres, je peux t’affirmer que nous avons réellement beaucoup progressé. Nous possédons même de meilleures statistiques que les équipes contre qui nous avons joué. Et je rappelle tout de même que nous avons affronté de solides équipes du Top 8 dans notre poule. Et pour le dernier match, c’était même une nation du Top 3 mondial. Je trouve que nous avons réalisé beaucoup de progrès mais, maintenant, nous devons aussi être bien conscients des manques qu’il y a encore à combler. »

Quelles sont les faiblesses principales que tu pointes ?
« Pour moi, elles sont très claires. Et je le répète déjà depuis le premier match. Pour moi, c’est la puissance qui demeure le problème principal des Red Panthers. C’est un aspect que nous allons travailler en priorité. Et je suis certain que notre technique s’améliorera grâce à cela. Enfin, il est capital que fassions preuve de moins de naïveté dans les moments importants. »

Et que faut-il faire justement pour acquérir cette puissance ?
« Tout simplement en se soumettant à plus de séances de fitness et à plus d’entraînements sur le terrain avec des exercices spécifiques avec sticks et balles. Mais c’est principalement en travaillant en salle de musculation que nous pourrons remédier à cela. »

On l’a répété ces derniers jours, il est important de remettre ces résultats de La Haye en perspective. La Belgique n’a jamais été ridicule durant cette coupe du monde.
« Attention, que l’on se comprenne bien, je ne suis pas déçu du tournoi. C’est clair que les résultats obtenus font très mal, surtout après les nombreux sacrifices des joueuses durant ces derniers mois et même au cours de ces dernières années. C’est dommage pour elles. Mais si nous terminons à cette douzième place, c’est que nous méritons de nous y retrouver ! Si nous avions terminé à cette position et que nous avions subi de lourdes défaites lors de chacune de nos rencontres, alors on aurait dû se poser beaucoup de questions et on aurait même dû virer le coach ! »

La suite de l’interview sur Hockeynews.

Laurent Toussaint (à La Haye).


© FIH

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.