La plaie est encore à vif. Mais le temps semble venu pour la Panthère de s’exprimer, enfin, sur son départ « forcé » de l’équipe nationale. Pour la première fois, elle a accepté de livrer sa vérité et surtout son sentiment après avoir reçu son bon de sortie en équipe nationale, en décembre dernier, à l’issue du premier bloc de Pro League disputé en Irlande. Une décision « tombée de nulle part » qui a secoué la jeune femme de 25 ans (85 sélections), qui ne comprend toujours pas, aujourd’hui, ce qui lui est arrivé.
Lucie Breyne, comment avez-vous appris que vous ne faisiez plus partie du groupe ?
« C’était au lendemain de notre retour de Dublin, où j’avais disputé trois des quatre rencontres. A 9 heures du matin, j’ai reçu un appel téléphonique de Rein van Eijk, qui était encore notre sélectionneur à ce moment-là. Pour être totalement transparente, je ne m’y attendais pas du tout. Je pensais qu’il allait juste me demander un feedback sur la Pro League puisqu’il avait dû quitter le groupe pendant le séjour pour des raisons familiales. Mais il m’a annoncé que je ne participerais pas au stage hivernal à Malaga programmé au mois de janvier. J’ai directement posé la question pour la suite, en évoquant la Coupe du monde. Et là, il n’a pas été très clair. »
Il ne vous a pas précisé directement que tout était terminé ?
« Entre les larmes qui coulaient en lisant les messages et la colère, je dois bien avouer que, pour moi, cela n’était pas clair du tout. C’est moi qui ai dû aller chercher les informations auprès du coach. Je sais qu’il vivait une situation familiale compliquée. Mais je trouve qu’il m’a manqué de respect, surtout après huit ans passés en équipe nationale. Ensuite, j’ai eu des contacts avec Adam Commens, le directeur technique des équipes nationales, et avec Gérald Duby (le High Performance Operations Manager, NDLR), qui m’ont confirmé que l’histoire s’arrêtait là pour moi. »
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