La Belgique peut envisager une place en quarts

Le premier objectif est donc atteint. Avec panache et beaucoup de sérénité. Face au Japon, l’équipe belge n’avait pas le droit à l’erreur. Pour prendre part à la rencontre de barrage ouvrant la porte sur les quarts de finale de la compétition, ce lundi, les calculs étaient relativement simples. Elle devait remporter son troisième et dernier match de poule. Un duel que les protégées de Niels Thijssen ont préparé minutieusement depuis des mois et qu’elles ont négocié avec une maîtrise impressionnante.

A la pause, le score était déjà de 0-3 pour les Red Panthers qui venaient certainement de proposer les 30 minutes les plus abouties depuis leur victoire face à la Nouvelle-Zélande, lors de la World League, à la Rasante, en juin 2017. « Je suis tellement contente et fière de ce groupe, se réjouissait Judith Vandermeiren, l’un des éléments clés du dispositif belge. Nous avons proposé une prestation à la hauteur du rendez-vous. Nous avions parfaitement préparé ce match car nous savions que ce duel face au Japon serait décisif. »

Et la suite des débats était du même acabit avec beaucoup de contrôle et de percussion offensive. Ce n’est, en effet, pas tous les jours que la Belgique parvient à inscrire six buts dans un tournoi international. De quoi satisfaire pleinement Alix Gerniers également très inspirée dans le milieu de terrain : « C’est vraiment le mot sérénité qui qualifie le mieux l’état d’esprit de ce groupe depuis plusieurs semaines. Toutes les joueuses sont sereines et extrêmement concentrées sur leur tâche. Nous étions persuadées que notre plan allait fonctionner. C’est vrai que l’on peut considérer cette rencontre comme un match référence même s’il ne faut pas oublier que nous avions également proposé de très bonnes prestations, l’été dernier, lors du Championnat d’Europe. »

Quoi qu’il en soit, le travail accompli durant ces 11 derniers mois a porté ses fruits. Le stage en Amérique du Sud, l’hiver dernier, également. L’évolution de cette équipe est impressionnante. Si, auparavant, les Panthères se seraient essentiellement contentées de défendre, elles proposent, aujourd’hui, un jeu plus dynamique mais surtout très efficace.

Proches du top 10

« Il y a encore quelques années, nous aurions déjà simplement été contentes de disputer une Coupe du monde, concède encore Alix Gerniers. Mais, depuis deux ans, nous avons disputé énormément de rencontres amicales qui nous ont fait prendre conscience que nous n’étions finalement pas si éloignées du Top 10 mondial. Nous avons travaillé d’arrache-pied pour effectuer de grands pas en avant que ce soit défensivement, techniquement ou tactiquement. Mais c’est certainement au niveau physique que le chemin parcouru a été le plus significatif. Cela nous permet de rivaliser avec les meilleures nations mondiales mais également d’être bien plus lucides lors des moments cruciaux. »

Face à l’Espagne, ce sera un ticket pour les quarts de finale qui sera mis en jeu. Un duel face à une nation que les Panthères connaissaient parfaitement. « Ces duels sont toujours très serrés, conclut encore Judith Vandermeiren. L’essentiel sera d’abord de proposer le même niveau de prestation au niveau défensif. Ensuite, si nous pouvons faire preuve d’autant de réalisme dans le cercle adverse que face au Japon, il se pourrait fort bien que le résultat nous soit favorable à l’issue des 60 minutes. Je ne crois pas que ce groupe va s’enflammer après ce résultat. Nous savons que nous occupons toujours la 13 e place mondiale et que l’Espagne nous précède toujours dans la hiérarchie. »

Laurent Toussaint (à Londres).

Photo : Benoît Doppagne – Belga.

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