Ambre Ballenghien : « Nous donnerons tout pour atteindre les demis »

Les Panthers ne sont plus qu’à 60 minutes d’une place en demi-finales de l’Euro. Comme en 2017, dans ce même Wagener Stadion, les Belges pourraient se joindre au dernier carré (elles avaient ensuite disputé la finale) et confirmer leur beau parcours (partage face à l’Allemagne et victoire face à l’Italie). Pour y parvenir, les Belges pourront se contenter d’un partage face à l’Angleterre même si ce n’est jamais un bon calcul en hockey comme le confirme Ambre Ballenghien, la meilleure buteuse belge (3).

Ambre, l’équipe était satisfaite de sa prestation face à l’Italie ?
« La victoire était d’abord le plus important. Mais je reconnais que nous aurions encore pu faire mieux et nous montrer plus efficaces en zone de conclusion. Nous n’avons pas l’habitude d’affronter ce type de nation et de devoir faire le jeu avec une possession de balle très importante et beaucoup d’entrées de cercle. Nous devons encore apprendre à ce niveau-là. Comment tuer le match et comment adapter notre jeu à ces nations dites plus faibles. »

Que faudra-t-il faire pour battre l’Angleterre ?
« Nous devons avant tout faire confiance à la structure, à l’équipe et surtout à notre préparation. Nous sommes prêtes et nous savons quoi faire. Nous connaissons nos forces et nous devons les utiliser à bon escient. Honnêtement, nous avons toutes les cartes en main pour remporter une 2e victoire dans le tournoi. Les Anglaises ne sont pas plus fortes que nous même si elles possèdent plus d’expérience. Nous devons démontrer que tout le travail accompli ces 6 derniers mois nous a permis de grandir. Je suis convaincue que nous allons parvenir à arracher notre place en demi-finales. Nous donnerons tout sur le terrain pour atteindre cet objectif. »

C’est une grosse différence avec le passé. Aujourd’hui, vous vous concentrez avant tout sur votre jeu et plus sur celui de l’adversaire.
« C’est vrai. Peu importe qui nous affrontons, nous nous focalisons principalement sur notre jeu. Comment utiliser nos forces ? Quelle énergie apportons-nous dans le jeu ? De quelle manière pouvons-nous récupérer un maximum de balles grâce à notre press ? Le premier focus, c’est nous. Ensuite, alors, on peut éventuellement s’adapter à l’adversaire concernant un détail ou l’autre. Mais on reste toujours sur une structure similaire. Nous faisons confiance au plan. »

Ce plaisir retrouvé sur le terrain, cela change tout non ?
« Evidemment. Nous sommes beaucoup plus offensives qu’auparavant. Face à l’Allemagne, nous avons par exemple obtenu plus d’entrées de cercle que nos adversaires. Avant, cela aurait été probablement un match où nous aurions couru derrière la balle. Mais nous osons faire le jeu et nous avons eu, peut-être, plus de possibilités offensives que les Allemands durant ce premier match. C’est évidemment bien plus gai sur le terrain. D’autant plus quand tu évolues au sein de la ligne offensive où ce n’est pas toujours agréable de devoir défendre durant 60 minutes. Mais ici il y a de l’action et du jeu. Nous avons reçu pas mal de liberté de la part de notre coach qui nous dit toujours d’essayer de jouer en nous appuyant sur nos forces. »

C’est essentiel ?
« Raoul Ehren nous dit de nous amuser avant chaque match. A côté de cela, nous avons une super équipe Il y a une très bonne ambiance sur et en dehors du terrain. Nous abordons chaque match pour le gagner. On prend du plaisir d’autant plus avec le retour d’une partie du public dans les tribunes. On ne joue pas souvent des Championnats d’Europe, autant en profiter un maximum. »

Le penalty fonctionne bien. Vous avez travaillé cet exercice de manière spécifique ?
« Oui tout à fait. Toutes les grosses équipes possèdent un bon penalty. C’est le cas, par exemple, chez les Red Lions avec Alexander Hendrickx. Dans le hockey féminin, il n’y a pas, actuellement, beaucoup de nation qui possède un sleep performant. Je sais que j’ai un potentiel à ce niveau-là et je veux le développer. Mais cela prend énormément de temps à travailler. Souvent des années. Je bosse ma technique de manière spécifique quasi tous les lundis avec John Goldberg avant l’entrainement. A côté de cela, il me fait également travailler une série de petits trucs pour parfaire encore ma finition. »

Cela signifie que ta marche de progression est encore importante ?
« Bien entendu. Je n’ai que 20 ans et 40 caps. Je suis encore jeune et j’ai peux encore progresser dans tellement de secteurs. Mais on y travaille (Rires). »

Entretien : Laurent Toussaint (à Amstelveen). 

Photo : Virginie Lefour (Belga).

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