Vincent Vanasch : « En quarts de finale, on défonce tout ! »

A l’issue du match nul concédé face à l’Angleterre, les Red Lions n’étaient naturellement pas satisfaits du résultat, bien conscients qu’ils auraient pu (dû ?) gagner. Mais aucun d’entre eux n’a fui ses responsabilités. Pas de langue de bois dans le camp belge, chacun a reconnu le manque de grinta en seconde période. A commencer par Vincent Vanasch qui veut passer à la vitesse supérieure dès le quart de finale explosif face à l’Inde.

Vincent, j’imagine que tu es assez déçu par le résultat ?
« Forcément car nous voulions réellement remporter cette partie et que nous avons obtenu les opportunités pour. Je n’ai pas eu beaucoup de travail. J’ai seulement dû effectuer deux ou trois arrêts et ils ont obtenu trois p.c. en seconde période. De notre côté, nous avons eu les occasions pour faire le break mais, à ce niveau-ci, ca ne pardonne pas si on ne parvient pas à mettre pas la balle au fond du but. Et, enfin, tout simplement, je pense que l’on doit oser jouer. C’est aussi simple que cela. Je trouve que tous les basics étaient juste un peu limites. Et au niveau international, c’est impossible ! »

Pourtant, les 30 premières minutes étaient relativement bonnes ?
« Durant la première mi-temps, nous avons effectivement contrôlé les échanges. Et puis, j’ai du mal à expliquer ce qui s’est passé après la pause. Nous avons eu peur de jouer. C’était bizarre, comme si on se retenait. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Les défenseurs étaient un peu moins tranchants. Les attaquants avaient du mal à exploiter les balles avec des contrôles plus approximatifs. »

C’est donc dans la tête que cela bloque ?
« C’est compliqué à dire. C’est une très bonne question. Mais oui, je pense que cela se joue dans la tête. Nous ne devons pas avoir peur de jouer. Nous savons à quel niveau nous pouvons performer. Chacun est très bon dans son club ou en équipe nationale. Il faut juste que la mayonnaise prenne et cela commence à venir. Tu sens, tout de même, petit à petit, que nous montons en puissance. Ce n’est pas plus mal que nous commettions ces erreurs maintenant et que nous puissions ajuster quand nous allons aux entraînements. Et puis lors des quarts de finale, on défonce tout ! »

Ce sera finalement l’Inde en quarts. Bonne ou mauvaise chose ?
« Soyons sérieux, il n’y avait aucun adversaire plus abordable qu’un autre. De toute manière, nous n’avons pas peur des Indiens même devant leur public. Il faudra juste nous battre beaucoup plus que lors des trois derniers rencontres pour arriver à nos fins. C’est, selon moi, le seul élément à changer. On ne peut pas juste se présenter sur le terrain et on penser que cela va tourner. Il faudra tout donner. C’est en tous cas, le match à gagner. »

Le tournoi commence maintenant ?
« Non, il a déjà commencé (Rires). Mais c’est clair qu’avec ce système de compétition, tu peux tout gagner ou tout perdre lors de ce duel. Nous voulons disputer les demi-finales et nous serons donc prêts pour le combat. »

Entretien : Laurent Toussaint (à Bhubaneswar)

Photo : FIH

Commentaires