Thomas Briels : « Nous avons encore d’autres objectifs avant l’Euro 2019 ! »

Lors de la présentation du Championnat d’Europe,  à la Maison du port, à Anvers, les deux capitaines des équipes nationales étaient naturellement présents pour livrer leur ressenti sur la future compétition et sur les adversaires qu’ils affronteront à Wilrijk, l’été prochain. L’occasion également de faire le point et de discuter avec Thomas Briels sur l’entame de la préparation et sur les ambitions des Red Lions pour ces prochains mois.

Thomas, vous arrivez déjà à vous projeter vers cet Euro alors qu’il y a encore toute une série d’autres échéances qui vous attendent ?
« En fait quand j’ai reçu l’invitation pour cette conférence de presse, je pensais qu’elle était consacrée à la Coupe du monde (Rires). Actuellement, toute notre attention est évidemment portée sur la Coupe du monde qui débute fin novembre. Mais c’est génial de voir l’enthousiasme affiché par la Fédération et les partenaires tout comme l’ambition apportée à ce projet. Le site sera magnifique. J’ai déjà eu des frissons en visionnant la vidéo de présentation. Je jouerai quasiment dans mon jardin puisque j’habite à 5 minutes en vélo de Wilrijk. »

Après la finale perdue à Amsterdam l’an dernier, j’imagine que le groupe est déjà impatient de prendre sa revanche devant son public ?
« C’est clair et cela pourrait faire la différence d’évoluer devant nos supporters. A Amsterdam, les Néerlandais ont poussé leur équipe pour revenir dans le match et finir par émerger. Ils se sont sentis pousser des ailes et tout leur a réussi. J’espère donc réellement que nous pourrons jouer une grande finale devant 8.000 Belges. Ce serait le rêve de remporter notre premier titre de champion d’Europe devant nos supporters en décrochant au passage notre ticket pour les jeux de Tokyo. »

Un petit mot sur votre poule ?
« Si tu veux être champion d’Europe, il faut battre tout le monde. Mais nous avons hérité d’un bon groupe avec l’Angleterre, l’Espagne et le pays de Galles. Si nous jouons à notre meilleur niveau, nous sommes au-dessus de nos trois adversaires. Mais comme tu l’as vu à l’Euro l’an dernier, nous nous sommes inclinés en poule face à l’Espagne. Il faudra donc être bien concentrés sur notre tâche et nous devrions nous qualifier pour les demi-finales. »

Vous avez repris les entraînements avec l’équipe nationale et vous avez entamé la préparation pour la Coupe du monde ?
« Nous étions déçu à l’issue du Champions Trophy car nous n’avons pas évolué à notre meilleur niveau. Nous n’étions pas suffisamment concentrés sur le tournoi avec ce mois de congé qui nous était promis et l’attention déjà portée sur la Coupe du monde. La saison avait été très longue en club. Et même si nous n’avons finalement perdu qu’une seule rencontre durant la compétition, nous n’avons pas presté à notre niveau. C’est dommage. Ce mois de congé nous a fait le plus grand bien puisque cela ne nous était plus arrivé depuis 6 ou 7 ans. Tout le monde est revenu bien frais et avec les batteries bien rechargées pour entamer cette préparation. Le hockey nous occupe à présent 6 jours sur 7. Durant ces 3 prochains mois, nous n’aurons que le hockey en tête. C’est le seul moyen pour atteindre nos grands objectifs. »

Vous avez décidé de changer certaines choses dans votre préparation après ce Champions Trophy ?
« Tout à fait. Nous avons décidé d’adapter certains détails. Nous nous entrainons par exemple à Bruxelles, à B Sport, le lundi et le mercredi. Notre nouvel assistant, Greg Fulton, a forcément changé certaines spécificités en attaque. Nous travaillons différemment mais de manière très efficace. Nous avons donc adapté un peu notre programme à différents niveaux. Cela fait trois semaines que nous procédons de la sorte et tout le monde est très satisfait de la manière dont cela se déroule. »

Le groupe a été un peu élargi avec la présence de Max Plennevaux, de Nicolas Poncelet et d’Amaury Timmermans. La concurrence est toujours plus importante.
« Nous sommes tous professionnels et matures. Cela n’a donc pas beaucoup d’importance. Tout le monde souhaite que nous disposions de la meilleure équipe sur le terrain. J’espère donc que mes partenaires soit les plus efficaces possibles. Il n’y a que de cette manière que nous pourrons atteindre nos objectifs et remporter des titres. On ne peut donc pas parler réellement de concurrence. »

En parallèle, il y a aussi la compétition domestique. Est-ce que c’est facile de cumuler les deux et de faire le switch entre la semaine et le week-end ?
« C’est clair que ce n’est pas simple de trouver le bon équilibre entre les deux. En début de semaine, tu dois être totalement concentré sur l’équipe nationale, ses schémas tactiques, la gestion de ton corps pour être prêt à performer lors des différentes sessions d’entraînement. E le vendredi , tu es un peu fatigué mais tu dois t’entraîner avec ton club puis enchaîné avec le match du week-end lors duquel tu dois aussi performer. Ce n’est pas simple car il faut satisfaire tout le monde. Mais l’environnement est très professionnel et nous sommes parfaitement suivi pour éviter toute forme de surcharge. »

Entretien : Laurent Toussaint

Photo : FIH / Frank Uijlenbroek – WorldSportpics.

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