Derniers devoirs en Pro League avant l’Euro

La 2e saison de la Pro League va donc tirer sa révérence, ce dimanche soir, même si deux duels opposant l’Australie et la Nouvelle-Zélande se disputeront, finalement, fin juin, à Perth. Une compétition chahutée et tirée en longueur en raison de la pandémie mondiale puisque le premier duel s’était disputé le 18 janvier… 2020. Un tournoi mondial qui peine à trouver ses marques et à s’imposer même si les Red Lions ont, eux, parfaitement négocié leur parcours et leurs 13 premières rencontres (seuls les matchs face à l’Argentine programmés mi-mai ont dû être annulés). Avec 9 succès et 3 partages (82,05 % des points), les numéros un mondiaux, ont dominé les débats face à la crème du hockey mondial et succèdent à l’Australie, vainqueur de la première édition.

Et si le format possède ses détracteurs depuis ses premiers pas en 2019, la Pro League n’a pas été aidée par la situation sanitaire mondiale pour s’installer durablement et convaincre les indécis. La compétition a été éclatée sur 17 mois, n’est actuellement pas rentable financièrement et n’offre surtout pas de véritable enjeu sportif. Un constat qui ne perturbe pas le moins du monde Simon Gougnard, qui considère surtout que ce duel face aux Pays-Bas tombe au bon moment. « Soyons clairs, je le vois surtout comme une bonne rencontre de préparation pour les Jeux. Sans plus. Nous occupons la 1 re place du classement et nous ne pouvons plus être rejoints. C’est très sympa ! Il s’agira d’un bon test face à un adversaire redoutable qui nous permettra d’évaluer notre niveau juste avant le Championnat d’Europe. Nous pourrons nous situer par rapport aux Néerlandais que nous n’avons plus affrontés depuis notre partage 4-4, en novembre dernier, à Uccle Sport. »

Les Panthères dans le top 8 mondial ?

Du côté des Red Panthers (7 es après 3 victoires et 3 partages en 11 sorties), on tentera de confirmer le renouveau face à la meilleure équipe mondiale. Le dernier derby des plats pays de novembre 2020 avait certainement précipité le départ de Niels Thijssen après un 0-4 bien tassé. Mais, depuis la prise en main de ce groupe par Raoul Ehren, l’équipe a retrouvé des couleurs, de la combativité et surtout de l’envie. Et elle se met même à rêver à de nouvelles ambitions et à un avenir radieux. Mais pour cela, il faudra confirmer les 2 bonnes prestations face aux Etats-Unis (et des succès 3-0 et 6-1). Toutefois, le coach néerlandais ne s’enflamme pas même s’il souligne les qualités de son équipe. « Il est certain que nous atteindrons le top 8 mondial, mais la question est de savoir quand. Il est important de ne pas brider les joueuses créatives. Il faut leur offrir de la liberté comme avec Barbara Nelen ou Alix Gerniers. Quand nous n’avons pas la balle, nous devons jouer au hockey de manière disciplinée et structurée. Nous avons regardé en arrière pour comprendre ce qu’il nous manquait et ce qu’il était essentiel de corriger pour progresser. »

Ce dimanche, à Anvers, nos équipes nationales vont donc ajuster le tir, une dernière fois, avant l’entame de l’Euro, une semaine plus tard. Chacun à son niveau, en fonction de ses propres objectifs. Le rendez-vous d’Amsterdam constituera la répétition parfaite pour les Red Lions, à un mois des Jeux de Tokyo, tandis qu’il représentera le premier test grandeur nature suite à la renaissance des Panthères.

Laurent Toussaint, In Le Soir, samedi 29 mai 2021.

Photo : Laurie Dieffembacq (Belga).

Commentaires