« Si on ne met pas notre main au sol et si on ne défend pas comme des chiens, comme on a l’habitude de le faire, on peut rentrer à la maison. » Samedi soir, à la pause du duel face à la France (victoire finale 3-2), c’est avec ces mots, rapportés par Vincent Vanasch, que le capitaine Arthur Van Doren a secoué ses équipiers après un premier coup de gueule de Shane McLeod. Menés au score par des Bleus qui avaient converti pratiquement chacune de leurs incursions dans le cercle belge, les Lions se trouvaient dans une situation inconfortable, même s’ils avaient dominé dans le jeu. Dans une Belfius Hockey Arena en ébullition, onze des 18 joueurs couchés sur la feuille de match découvraient les sensations si particulières d’une Coupe du monde.
Des moments particuliers durant lesquels l’expérience accumulée par les derniers rescapés de la génération dorée prend toute son importance. « Elle a été énorme », insiste d’emblée Vincent Vanasch. « Elle a permis au groupe de rester uni et de ne pas se décomposer. Tout tombait pour la France. Mais nous sommes restés très calmes. Et nous avons surtout la chance de pouvoir compter sur Arthur Van Doren, Arthur De Sloover ou Nicolas De Kerpel. Cela nous offre des moments de maturité essentiels lors de ces rencontres. »
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Photo : Dirk Waem (Belga).
