EHL : Vers un abandon de la règle des deux goals pour un but ?

Depuis ses origines, l’Euro Hockey League (EHL) a toujours servi de laboratoire pour tester, en conditions réelles, de nouvelles règles et adapter les règlements. Si la plupart des initiatives ont rencontré une adhésion générale (la self pass, l’introduction des quart-temps, l’arbitrage vidéo, les shoot-out ou la possibilité de jouer la balle au-dessus de l’épaule), la dernière en date a pourtant suscité un rejet quasi unanime lors du KO16, à Rotterdam. Introduite dès le premier tour à Barcelone, la règle octroyant deux goals aux buts inscrits de plein jeu ou sur un stroke provoqué suite à une phase de plein jeu valant deux points et un goal aux autres situations (penalty, but découlant d’une phase de PC ou shoot-out) a énervé et compliqué la lisibilité des résultats (avec parfois des scores improbables dignes d’autres disciplines).

« Pour être honnête, je ne suis pas fan de cette nouvelle trouvaille, annonce sans détour Arthur Van Doren, le défenseur du Dragons, meilleur joueur du monde 2017. Cela ne fonctionne pas et cela n’apporte pas de réelle plus-value au hockey international. Un but, c’est un but. Je pense d’ailleurs sincèrement que cette règle va rapidement disparaître en EHL. » Même son de cloche du côté de Robbert Kemperman, la star néerlandaise de Kampong. « C’était amusant à essayer et je comprends la volonté de rendre les duels européens encore plus passionnants pour les spectateurs, mais cela n’a pas d’impact sur le jeu et les résultats. Donc je ne saisis pas l’intérêt de poursuivre dans cette voie. » A l’issue du Final 4, l’organisation de l’EHL tirera naturellement le bilan de cette initiative, comme nous l’avait confirmé son président Hans Erik Tuijt lors d’un long entretien accordé au journal Le Soir, en avril dernier : « Nous ferons naturellement une évaluation et nous effectuerons, s’il le faut, un pas en arrière pour revenir à l’ancien système si c’est nécessaire. Si la règle des deux goals pour un but n’obtient pas l’adhésion de tous, nous l’abandonnerons immédiatement. »

Laurent Toussaint, In Le Soir.

Photo : Frank Uijlenbroek/World Sport Pics.

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