Geoffroy Cosyns : « Je dois encore gagner un titre avec le Daring avant d’arrêter ma carrière »

Dimanche, à l’Orée, le capitaine molenbeekois a donc pris congé de ses coéquipiers. Alors que son frère Tanguy effectuait son grand retour dans le groupe après une absence de plus de six mois, Geoffroy disputait son dernier match sous le maillot du Daring cette saison en raison de ses engagements professionnels. Malgré un premier tour décevant, le Bruxellois reste néanmoins confiant pour ses partenaires pour les neuf derniers matchs de la saison.

Geoffroy comment as-tu vécu cette rencontre face à l’Orée ?
« Ce n’était pas un match spécialement différent des autres. Initialement, je ne devais pas y prendre part mais en raison de plusieurs absences, l’équipe avait besoin de moi. Pourtant, je n’avais pas eu la possibilité de m’entrainer en outdoor depuis la trêve vu qu’en Allemagne, le deuxième tour ne débute pas avant 2 mois. »

Tu habites en Allemagne depuis l’été dernier pour raisons professionnelles ?
« Je travaille à Francfort depuis le mois de juillet comme consultant chez KPMG. Fin juin, on m’a proposé un projet de six mois pour la BCE… A la base, je devais effectuer les trajets aller-retour durant six mois. Mais au mois d’août, nous avons prolongé mon contrat d’un an. Nous avons donc décidé de nous installer là-bas avec ma copine pour profiter d’une expérience internationale. Nous voulions profiter de cette opportunité pour nous intégrer complètement et profiter à fond de l’expérience. Cela a évidemment été un choix difficile car nous nous étions engagés avec le club en début de saison. Et que ce soit en dames ou en messieurs, le club comptait sur nous. »

Ce n’était plus possible de combiner le professionnel avec le hockey au Daring ?
« Pour être honnête, j’ai éprouvé beaucoup de difficultés à jouer ce premier tour, car je devais faire m’entrainer tout seul en semaine avec l’équipe première du SC Frankfurt 1880. Les trajets, le vendredi soir, après le boulot, et le dimanche soir, après le match, ne m’amusaient pas. Et jouer le dimanche dans une équipe que tu ne côtoies pas durant la semaine, c’est très difficile au niveau hockey. C’est donc un choix clairement personnel qui n’a pas été accepté par tout le monde. Mais voilà, je ne gagne pas d’argent pour jouer au hockey. Je me suis toujours investi à 100% pour le Daring et il y a parfois des choix à faire. »

Tes pépins au genou ont-ils pesé un peu dans la balance ?
« C’est clair que cela va bientôt faire trois ans et demi que je cherche mon niveau de jeu. Je crois que j’ai une belle crasse dans le genou et personne n’a vraiment pu m’aider malgré une opération il y a deux ans. C’est difficile pour moi de m’entrainer trois fois semaine. Du coup, physiquement je ne suis plus au niveau. »

Tu continueras à jouer à Francfort ?
« Oui. Avant de partir au mois de juillet, j’ai contacté un club via Facebook. Le SC Frankfurt 1880 m’a accueilli les bras ouverts. J’ai pu m’entrainer avec eux durant le premier tour et je vais disputer le second tour avec eux. L’équipe première évolue dans l’équivalent de la division 1. Ils occupent actuellement la première place, ex-aequo, de la poule Sud. L’objectif est de passer en Bundesliga et de s’y maintenir. »

On parle d’un retour en Belgique d’ici 18 mois. Tu rejoueras donc encore au Daring en division d’honneur ?
« C’est clair que quand je reviendrai ce sera pour porter le maillot du Daring et en DH ! Mais la date exacte reste encore à convenir. Mon séjour en Allemagne se prolongera encore, au minimum durant un an et demi. Je dois encore gagner un titre avec le Daring avant d’arrêter ma petite carrière. »

Comment vois-tu la fin de saison pour tes coéquipiers ?
« J’ai pleinement confiance en cette équipe. J’ai apprécié la manière dont nous avons joué dimanche à l’Orée. C’était complètement différent de ce que nous avions proposé lors du premier tour où nous devions encore nous trouver. Les nouveaux joueurs ont pris en maturité et en confiance. Chacun commence enfin à trouver sa place. Le premier tour a été très compliqué car, comme chaque année, nous avons dû reconstruire une nouvelle équipe et, cette fois-ci, avec des joueurs jeunes et donc moins expérimentés mais talentueux. Il y a également eu les blessures et les absences de joueurs importants. Il faudra à présent prendre les six points face aux deux derniers et grappiller, ici et là, des points sur les équipes juste devant nous pour assurer notre maintien. Mais je pense sincèrement qu’on peut même viser plus haut. »

Entretien : Laurent Toussaint

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