JOHN JOHN DOHMEN : « NOUS NE VISONS PAS LA FINALE MAIS LA VICTOIRE ! »

A quelques jours du coup d’envoi de la finale de la World League, à New Delhi, les Red Lions règlent les derniers détails pour leur premier rendez-vous de l’année. Arrivés en Inde, jeudi dernier, ils se sont parfaitement acclimatés au climat et aux conditions de vie particulière de la Mégalopole. A leur tête, en l’absence de Jérôme Truyens, John John Dohmen. Le Brabançon (25 ans), qui est l’un des joueurs les plus capés du tournoi avec ses 251 sélections, reprend donc une nouvelle fois le brassard et espère conduire ses coéquipiers vers la victoire finale.

John John, comment s’est déroulée votre acclimatation ?
« Tout se passe très bien. L’hôtel est parfait et confortable. Il n’y a pas de malade dans l’équipe actuellement. Il faut dire que nous avons été bien mis en garde par notre kiné, Tom Mertens. Il nous a expliqué toutes les précautions d’hygiène à prendre. Nous n’utilisons, par exemple, que des bouteilles d’eau fermées et nous nous lavons régulièrement les mains avec un produit désinfectant. »

Vous avez découvert le stade de 20.000 places qui accueillera la compétition. Impressionnant ?
« Oui, évidement ! Le stade est très grand et j’espère que le public répondra présent tout au long du tournoi. J’espère aussi que nous aurons l’opportunité de jouer contre l’Inde devant un stade plein. Je préfère un stade rempli et contre nous qu’un stade vide… »

Vous continuez à travaillez dur à Delhi après une préparation très solide en Belgique ?
«  Le lendemain de notre arrivée, nous avons commencé par un entrainement assez calme pour éviter les blessures. Par contre, nous venons de vivre deux jours d’entrainements assez intensifs. Et, ce lundi, nous disputons un premier match amical face à la Nouvelle-Zélande. »

Quel est votre objectif pour le tournoi ? Vous visez la finale après vos succès lors des deux tours précédent dans la compétition ?
« Nous ne visons pas la finale mais la victoire ! A Boom, nous avions la finale comme objectif et nous l’avons perdue. Toutes les équipes veulent gagner, si nous n’y parvenons pas nous essayerons d’être sur le podium. »

Votre poule est la plus difficile? Mais, est-ce que cela change finalement quelque chose ?
« Nous avons clairement la poule la plus relevée mais dans ce système ce n’est pas un désavantage. Nous allons essayer de finir le plus au possible dans notre groupe mais le match le plus important sera naturellement le quart de finale. Même si à l’heure actuelle, nous sommes avant tout concentrés sur le premier match contre l’Australie. »

C’est le match clé selon Marc Lammers. Mais vous restez sur deux succès face à eux lors de la demi-finale à Rotterdam. Ils vous attendront au tournant ?
« Je pense que oui (Rire). Ils n’avaient jamais perdu contre nous en tournoi officiel avant la WL3. Nous avions proposé une prestation défensive parfaite. Mais, nous ne pourrons plus le prendre par surprise cette fois. »

Ensuite, il faudra se farcir les Néerlandais et les Argentins ?
« La rencontre face à l’Australie est le match clé pour la suite du tournoi.  A Rotterdam, en demi-finale, nous avons pu le constater. En battant l’Australie, nous avons ainsi pu éviter l’Inde et les Pays-Bas pour atteindre plus facilement la finale. Ces deux équipes sont très fortes. Mais je pense que nous pouvons gagner contre ces deux adversaires. Nous avons également très envie de battre les Pays-Bas en tournoi officiel. »

On y revient toujours, c’est le quart de finale qui sera décisif !
« Oui, c’est le match à gagner ! Nous pouvons battre toutes les équipes dans l’autre groupe mais nous préférons tout de même éviter l’Allemagne. »

Tu retrouves le brassard de capitaine comme à Saint-Germain, lors du second tour de la compétition. C’est toujours quelque chose de particulier pour toi ?
« Ca me fais plaisir car ça signifie que le staff continue à me faire confiance. C’est le principal pour moi. »

Tu seras un des joueurs les plus capés du tournoi. Tu prends toujours autant de plaisir à disputer ces tournois aux quatre coins du monde ?
« Évidement que je prends toujours autant de plaisir. Ce que j’aime, c’est la compétition ! J’ai toujours envie de gagner, même lors d’un simple match d’entrainement. C’est ça qui fait que je reste motivé. »

Entretien : Laurent Toussaint


© ARBH

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