SOFIE GIERTS : « AUX PAYS-BAS, J’AI APPRIS À VIVRE AVEC UN DEGRÉ D’EXIGENCE TRÈS ÉLEVÉ »

L’Anversoise a remporté, vendredi soir, son cinquième stick d’or après ses succès de 1996, en 2006, 2007 et 2008. Une récompense logique après la saison magnifique réussie par la capitaine de l’Antwerp et ses coéquipières. Rencontre avec la meilleure joueuse de l’histoire du hockey belge.

Comment te sens-tu après ce nouveau sacre ?
« C’est un sentiment très agréable mais ce n’est en aucun cas une fin en soi. Je n’ai jamais porté trop d’attention aux récompenses individuelles. Le hockey est une discipline collective et ce sont donc les titres remportés en équipe qui ont une saveur particulière. Ce trophée vient couronner une saison magnifique de l’Antwerp et un titre de champion acquis avec panache. »

Quelle est ta perception du hockey moderne ?
« Ce qui me frappe naturellement, c’est l’évolution de la discipline. J’ai survécu à plusieurs générations. Tout a changé : les joueuses, le jeu, les terrains. Le hockey moderne n’a plus grand-chose à voir avec celui que je pratiquais à mes débuts en équipe première, il y a près de 17 ans. Le chemin parcouru est impressionnant. »

Quelle est l’importance de tes expériences à l’étranger dans la joueuse que tu es devenue ?
« J’ai effectivement eu l’opportunité de jouer dans différents championnats avec un niveau de jeu très élevé. J’ai disputé une saison de salle en Allemagne puis j’ai porté le maillot de Push Breda durant cinq saisons avant de goûter à la compétition espagnole au Campo de Madrid. Aux Pays-Bas, j’ai appris à vivre avec un degré d’exigence extrêmement élevé. Lors de chaque entraînement, il fallait tout donner. C’était un challenge du début à la fin. J’y ai appris le respect par rapport à la discipline. En Belgique, on ressent enfin à cette mentalité de compétition et d’engagement extrême. Et ce sont les étrangères, qui évoluent en division d’honneur, qui ont permis cette mutation. C’était capital dans la progression de notre championnat. »

La Belgique se situe où au niveau international ?
« Notre pays a déjà rattrapé une grosse partie de son retard sur les autres nations mais le souci principal, c’est que celles-ci poursuivent leur marche en avant. Nous avons fait les neuf premiers pas et il reste le dernier, le plus important, à effectuer. Il est donc important de poursuivre dans la même direction en poursuivant les efforts entrepris. »

Tu as décidé de ne plus porter le maillot national. C’est un choix définitif ?
« Honnêtement, je pense que cette retraite est définitive. Si j’avais souhaité faire une parenthèse, c’est ce que j’aurais demandé à Murray Richards. Mais il ne faut jamais dire jamais. Il est impossible de dire de quoi l’avenir sera fait. Une qualification olympique pourrait effectivement constituer une fin de carrière idéale. Toutefois, je ne pense pas à cela à l’heure actuelle. »

Comment tu te sens à l’aube de cette nouvelle saison ?
« Je ne me suis jamais aussi bien sentie physiquement et mentalement. Je m’amuse énormément sur le terrain et en dehors. Je veux absolument continuer à éprouver ce plaisir. Impossible, dès lors, de dire si je poursuivrai encore ma carrière encore deux ou trois ans. Je ne fais pas de projets à long terme. Je me sens extrêmement bien et c’est le plus important à l’heure actuelle. »

Entretien : Laurent Toussaint


© ARBH

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