À froid, le sentiment reste forcément mitigé. Vendredi soir, les Red Lions ont largement dominé l’Australie, se sont procuré de nombreuses occasions et ont retrouvé une véritable solidité collective. Mais ils n’ont pas réussi à transformer cette domination en victoire et se retrouvent désormais contraints de battre l’Espagne pour espérer poursuivre leur route dans cette Coupe du monde. Pour Arthur De Sloover, pas question toutefois de céder au doute.
Arthur, quel sentiment domine au lendemain de ce partage ?
« Il y a forcément de la frustration parce que nous n’avons pas réussi à concrétiser tout ce que nous avons créé. Mais je pense que nous avons vraiment réalisé un match assez complet. Nous n’avons peut-être pas eu énormément de grosses occasions franches dans le jeu, mais nous avons créé beaucoup de danger dans leurs 25 et obtenu énormément de p.c. Nous avons fait tout ce qu’il fallait pour gagner. Et, de l’autre côté, à part leur but, leur penalty et deux ou trois petites occasions, nous avons été très solides. À part le résultat, je trouve que nous avons effectué un pas en avant en tant que collectif et montré notre vrai visage. Face à la France et à la Malaisie, ce n’était pas assez bon. Ce match nous redonne donc beaucoup de confiance. Maintenant, il faut espérer que cette balle finisse par rouler pour nous. »
Certains estiment que le jeu des Lions manque aujourd’hui un peu de folie et de magie.
« C’est compliqué à dire parce que nous avons affronté des équipes qui ont joué très bas et de manière très compacte. Il n’y avait donc pas beaucoup d’espaces. Faut-il prendre davantage de risques, tenter une action individuelle et risquer de perdre la balle et de prendre un contre ? Je ne sais pas. Si nous continuons à jouer de cette manière et à nous créer autant d’opportunités, je pense que la victoire finira par tomber. Mais, effectivement, nous pourrions peut-être parfois donner un peu plus de liberté à nos attaquants pour tenter une action individuelle. Nous sommes aussi une équipe encore assez jeune en termes d’expérience dans les grands tournois et nous n’osons peut-être pas toujours faire l’action ou la différence. Le match face à l’Australie nous a toutefois redonné de la confiance et cela peut aussi nous permettre d’oser davantage dans le dernier quart du terrain. »
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Photo : Dirk Waem (Belga).
