A l’issue du partage face au Dragons (lire ici), Xavier Reckinger, le coach anversois, était logiquement déçu par le résultat. Son équipe avait proposé une prestation solide face à des Brabançons un peu trop brouillons pour revendiquer les trois points. Arrivé à Brasschaat durant l’hiver en remplacement de Jeroen Baart, après un premier tour très décevant (deux victoires et six partages en 12 rencontres), Reck, qui a mené les Dames du Braxgata vers le titre la saison dernière, déjà en cours de saison, sait que tout reste encore à faire durant les prochaines semaines.
Xavier, ton sentiment à l’issue de ce duel face au Watducks ?
« Déçu, forcément. Nous avons proposé une bonne prestation. Tous les matchs sont serrés pour le moment. Ce n’est pas facile d’analyser tout cela à chaud. Cela doit encore un peu redescendre, mais le groupe a bien géré cette partie. Je n’ai pas grand-chose d’autre à dire pour le moment. »
Depuis ton arrivée, qu’est-ce que tu as voulu mettre en place ?
« Écoute, quand un entraîneur arrive, c’est souvent un nouveau départ pour les joueurs. Tu fais une première analyse de ton groupe : ce qu’il y a, ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré. Ensuite, on essaie d’accentuer les forces et de compenser les lacunes. Cela diffère évidemment selon les noyaux. Ici, on a un groupe qui manque peut-être d’un petit quelque chose que l’on essaie de compenser. Cependant, nous l’avons vraiment bien fait face au Wat’. Mais bon, Rome ne s’est pas faite en un jour. »
Qu’est-ce que tu as voulu changer plus spécifiquement dans le jeu ?
« Je veux apporter un peu plus de structure dans la manière dont on entre dans le cercle. J’ai aussi accentué certains rôles individuels. Je voulais que plusieurs joueurs assument davantage de responsabilités, soient plus offensifs ou plus présents dans le groupe. Ce sont donc des aspects plutôt individuels. Collectivement, nous travaillons beaucoup avec Thomas Van den Balck, mon T2, sur notre organisation défensive. Cela nous a coûté pas mal de buts lors des premiers matchs. Nous continuons donc à travailler, mais on voit que certaines habitudes ne sont pas faciles à modifier. »
Quels sont les objectifs fixés pour cette fin de saison ?
« A mon arrivée durant la trêve, tout était très clair. Si on gagnait tout, on disputait les playoffs. Avec un partage, cela devenait plus compliqué, mais cela restait possible. Maintenant, disputer les demi-finales avec 34 points, je n’ai encore jamais vu cela. Nous allons donc jouer pour l’honneur, avec la fierté de bien terminer ce second tour. »
Et surtout déjà préparer la saison prochaine ?
« Oui, aussi. Certains jeunes se sont intégrés ces dernières semaines. Nous avons également dû composer avec les blessures. Felix Denayer n’a d’ailleurs pas pu disputer les deux rencontres de ce week-end. Il y a plusieurs joueurs qui arrivent et qui disputent leurs premières minutes en Division d’Honneur, et ils font du bon boulot. En tant que coach, j’ai toujours voulu aider chaque joueur à progresser. A côté de cela, certains suivent un autre programme puisqu’ils préparent une Coupe du monde. J’essaie aussi de les accompagner à ce niveau-là. Il y a donc plusieurs trajectoires au sein du groupe. Et collectivement, nous sommes occupés à construire une équipe très compétitive pour la saison prochaine. »
Tu seras toujours à la tête de cette équipe la saison prochaine ?
« J’ai un arrangement très clair avec le club. Je devais assurer le second tour, puis nous devions faire une évaluation, aussi bien sur le plan personnel que familial. Mon ambition est de continuer si tout se passe bien. Je ne vais pas partir pour coacher ailleurs, car j’ai donné mon engagement. Maintenant, s’il y a des opportunités professionnelles qui se présentent, le Dragons sait que cela pourrait m’amener ailleurs. Cela a toujours été clair dès le départ. Mais pour l’instant, nous sommes occupés à construire une équipe très compétitive pour la saison prochaine. »
Entretien : Laurent Toussaint
Photo : John Thys (Belga).
