Jérôme Truyens : « Depuis quelques mois, les Red Lions stagnent »

A moins de trois mois du coup d’envoi de la World League, à Brasschaat, mais aussi quelques heures d’un duel face aux Pays-Bas, l’équipe nationale belge veut se focaliser sur l’essentiel en améliorant certains aspects et détails très précis de leur jeu comme la constance dans les prestations. Pour Jérôme Truyens, le capitaine des Lions, seul le travail peut payer et aider le groupe à atteindre ses prochains objectifs, à sa voir une qualification directe pour les Jeux de Rio.

Tchouk, ce mardi, c’est le début des choses sérieuses dans la préparation pour la World League avec une première joute amicale face aux Néerlandais ?
« Nous préparons déjà ce rendez-vous depuis le début de l’année. Après un très bon stage en Afrique du Sud, nous avons profité d’un petit break de deux semaines pour préparer la deuxième partie de saison avec le club. Et cela fait maintenant deux semaines que nous nous sommes regroupés avec les Red Lions. Nous nous entraînons, désormais, le mardi au Dragons pour commencer à nous habituer au terrain. Ce match amical contre les Pays-Bas sera le premier d’une longue série de rencontres amicales. »

Que faut-il justement attendre de ce genre de rencontre ? Il est important d’affronter régulièrement les meilleures équipes du monde ?
« C’est un match entre deux équipes du top 5 mondial qui veulent préparer au mieux la prochaine échéance importante, à savoir la qualification pour les JO de Rio. Nous prenons donc chaque match très au sérieux car il s’agit, à chaque fois d’une belle opportunité de progresser. Ce sera un match engagé, de qualité, avec du spectacle ! Nous espérons d’ailleurs que les supporters vont répondre présents et venir nous encourager. »

Quelle sera, ensuite, la suite de votre programme ?
« Nous disputerons encore un deuxième match amical face aux Pays-Bas en fonction du calendrier du championnat. Ensuite, les joueurs qui ne sont pas en Playoffs recevront un programme adapté pour jouer suffisamment au hockey jusqu’à la fin du championnat. Vers la mi-mai, nous reprendrons avec l’ensemble groupe pour aborder la dernière ligne droite vers la demi-finale de la World League, à Brasschaat. »

Mais votre charge de travail est déjà importante.
« Pour le moment, nous nous entraînons du lundi midi au mercredi midi et nous logeons ensemble le mardi soir. Le lundi après-midi, nous nous concentrons sur des phases spécifiques comme le p.c. défensif ou offensif. Nous avons deux séances de hockey le mardi et le mercredi matin nous profitons d’être réunis pour faire une séance de fitness. Le jeudi midi, il y a une séance d’agilité, et le vendredi nous nous soumettons à une deuxième séance de musculation. Lors du stage en Afrique du Sud, au mois de janvier, nous avons décidé d’augmenter le nombre de séances d’entrainement. Pour le moment, le programme est encore légèrement individualisé car pour certains, il était compliqué d’inclure immédiatement ces nouvelles séances d’entrainement. »

Pourquoi avoir décidé d’augmenter la charge de travail, c’était l’unique solution pour continuer à progresser ?
« En effet, nos adversaires travaillent dur donc nous devons passer plus de temps ensemble sur le terrain pour faire de même. Nous restons sur deux échecs consécutifs. Si nous avons beaucoup évolué ces deux dernières années pour atteindre notre cinquième place mondiale, nous stagnons depuis. Il faut parvenir à passer, enfin, au prochain niveau. »

Qu’est-ce qui est encore essentiel de travailler avec la World League ?
« Nous devons être capables de disputer des matches pleins. Nous ne sommes pas encore assez constant au cours du même match, et, encore moins, d’une rencontre à une autre. Nous travaillons tactiquement pour devenir moins prévisibles. La technique et le physique sont également deux autres aspects sur lesquelles nous nous concentrons actuellement. »

Un petit mot sur votre poule et vos adversaires à Brasschaat ?
« Nous connaissons peu la Chine et la Malaisie comparé au Pakistan et l’Inde dans l’autre poule. Mais chaque poule contient des adversaires difficiles. Nous avons peut-être hérité d’une poule légèrement plus facile, mais cela signifie que nous allons rencontrer une adversaire relativement plus coriace lors des quarts de finale. Nous connaissons bien la chanson. Le quart de finale sera décisif. Chaque match sera donc important afin de bien se positionner à l’issue de la phase de poule. »

Il n’est pas envisageable de louper cette qualification olympique ?
« Nous sommes bien d’accord ! »

Entretien : Laurent Toussaint

Photo : FIH

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